L'air de rien, le cerveau en latence et l'analyse en sous-marin, je progresse.
Pas à pas, on ne s'en rend pas compte, si on ne se retourne pas.

Il y a déjà quelque temps que je me disais ; je n'appartiens pas à l'hôpital, je n'appartiens pas à mes supérieurs, et mon savoir ne peut se convertir en actes tarifés qui sont partie d'une chaine qui n'aboutit qu'à créer du capital. J'appartiens bien à cette future liberté vers laquelle, chacun à sa façon, nous tendons tous. J'appartiens à cette liberté à la fois individuelle et collective qui nous permet de penser, seuls et/ou ensemble, un avenir meilleur.

Je n'ai pas changé de cap, d'objectif, je ne suis pas complètement en contradiction avec les pratiques institutionnelles. Mais j'ai réajusté ma trajectoire, et je n'emprunterais pas le même chemin que mes collègues protégés par leur équipe, par leur institution géante, protectrice mais impliquant de fait un système censeur. Je ne doute pas que nous nous rejoindrons, à certains moments.

Nos idées seront parfois semblables, mais en aucun cas prises dans le même contexte et dans la même dynamique de réflexion. Cela ne veut pas dire que les unes seront mieux que les autres, car qui suis-je pour juger des choses qui me sont extérieures et aujourd'hui presque étrangères.

Cela veut sûrement dire qu'au delà de mes idées, j'ai trouvé un autre écrin à mes espoirs.
Mais pas à pas, on ne s'en rend pas compte.
Et la route parcourue demain ne m'apparaitra qu'après-demain, dans sa longueur, son décor, et sa manière d'être singulière par rapport aux autres parallèles.